vendredi 26 janvier 2007

Les Amis d'Emma

Je viens de finir ce roman qui se lit très vite. Je ne savais pas trop quoi en penser au début, je trouvais les personnages plutôt caricaturaux, on aurait presque dit une histoire pour enfants. Mais j'ai fini par m'attacher à eux et je dois avouer que j'avais les larmes aux yeux quand je suis arrivée à la dernière page. Les âmes trop sensibles lorsqu'il est question d'animaux de boucherie, de viande et de sang devraient s'abstenir.

Présentation de l'éditeur :
« Elle avait besoin d'argent et elle voulait un homme. Maintenant qu'elle avait les deux, elle avait bien l'intention de les garder. Emma adore se rouler dans la paille avec ses cochons, s'enveloppe dans la crasse comme dans un cocon. Emma fabrique des saucisses et des saucissons au kilomètre. Emma voudrait un homme à aimer et de l'argent pour payer ses dettes. Mais où les trouver quand on vit seule dans une ferme isolée ? Max est un gratte-papier timoré, il n'a jamais approché une femme de sa vie, il a peur des animaux. Propre comme un sou neuf, il déteste la saleté. Max est atteint d'une maladie incurable. Une nuit, sa Ferrari s'écrase dans la cour de la ferme d'Emma. Emma découvre le petit homme évanoui et, à côté de lui, un sac plein de dollars. Comment va-t-elle se débrouiller pour l'apprivoiser ? Cette rencontre de deux solitaires blessés par la vie est un festival d'émotion et de drôlerie. L'imagination est débridée, la morale inattendue, et la tendresse irrésistible. »

Ce petit porcelet tout mignon sur la couverture m'a donné envie (juste un instant, c'est pas sérieux) d'adopter un cochon (genre cochon nain, qui reste petit). Il paraît que c'est intelligent, les cochons, et que c'est propre si on leur donne un environnement qui leur permet de le rester. Il faut que je vous dise que je suis allergique aux chiens, chats, etc. alors le seul animal domestique dont j'ai partagé la vie a été une petite chienne, lorsque j'avais 8-9 ans, avant d'être vraiment allergique. On ne l'a eue qu'une couple d'années, elle a été tuée par une voiture et après ça, mes parents ne voulaient pas nous laisser adopter un autre animal, à part une couleuvre ou une grenouille de passage quelques jours. C'est vrai que j'ai eu aussi 2 hamsters, pas très longtemps, le mâle a tué la femelle en la mordant à la gorge...

Donc, un cochon, ça ne doit pas être allergène. Et on doit pouvoir lui donner plein de restes de légumes qui iraient autrement dans le bac à compost. Mais bon, je n'ai pas vraiment envie de nettoyer une litière... Je peux me contenter d'un petit cochon imaginaire, peut-être, bien sagement assis à mes pieds, pendant que je traîne à l'ordi ou que je traduis.

Il y avait eu il y a une couple d'années une histoire de cochon «domestique» dans le Plateau, le propriétaire ne voulait pas que son locataire garde cet animal qui était devenu la coqueluche des passants de l'avenue du Mont-Royal. On l'avait même vu à la télé, je pense.

Ce que je suis

Ils ont passé un extrait de cette chanson dans Les Étoiles filantes hier, dans une scène ou le personnage de Stéphane Crête est dans sa classe de maths. J'essayais de me souvenir où j’avais entendu ça. Je savais que c'était pas à la radio, mais je n'arrivais pas à trouver. Et ce matin, je me suis rappelé, c'était Miss Patata qui m'avait fait découvrir cette très jolie chanson du groupe français Holden, avec la voix d'Armelle Pioline. On peut écouter d'autres pièces ici. Le vidéoclip est réalisé par Joris Clerté.

jeudi 25 janvier 2007

Prima : des doutes...

Je viens de lire sur le site d'Amazon les commentaires de deux acheteuses de Crocs Prima et il semble que ce modèle ne convienne pas à tout le monde. Donc je vais résister à mon envie d'en commander et plutôt attendre de pouvoir les essayer. Ça serait quand même bien pratique des ballerines si légères, par exemple en voyage...

Quand verra-t-on de nouveaux Crocs?

Je viens de lire sur le site de Crocs un communiqué de presse qui annonce plein de nouveaux modèles pour le printemps. Il y en aura même à talon haut (en fait, des chaussures à semelles compensées).

Crocs’ Sassari model makes its debut as the company’s first high-heeled product. With a sleek, retro-inspired design, the Sassari is a stylish slide with a prominent wedge heel and a foot bed made of the Croslite™ material. The Sassari will be offered in six two-toned color options, including sea foam and white.

Ça c'est pour les États-Unis, mais nous on attend toujours les Prima! En tout cas, moi je n'en ai pas encore vu à Montréal, si vous en trouvez, dites-le moi. Il y a 3 semaines, je suis entrée dans une boutique sur Ste-Catherine juste à l'ouest de Bleury (288 ouest) parce qu'il y avait le modèle courant (Beach) dans la vitrine, en spécial (30 $ je pense) et la vendeuse m'a dit qu'ils ont commandé des Prima mais ne savent pas quand ils vont les recevoir. Il y a un problème d'approvisionnement pour les Crocs, elle m'a expliqué que l'été dernier, ils ne recevaient jamais tout ce qu'ils avaient commandé, l'usine de Québec ne suffit pas à la demande...

mercredi 24 janvier 2007

Idées de polars à lire

Vous êtes amateur de polars et cherchez des idées de lectures un peu exotiques? Cet article de juin 2005 sur le site du magazine Lire donne plein de suggestions. Des auteurs de divers coins d'Europe, Russie, Islande, Suède, Angleterre, mais aussi un d'Afrique du Sud. Et encore d'autres auteurs dans ce Spécial Polar d'avril 2006 de Lire.

Danse avec l'ange

Je viens de finir encore un polar, Danse avec l'ange, de Ake Edwardson, traduit du suédois par Anna Gibson. Le commissaire Erik Winter, élégant célibataire de 37 ans, enquête de Göteborg à Londres sur des meurtres sanglants de jeunes hommes anglais et suédois. Ses interrogations existentielles et celles de certains de ses collègues prennent un peu trop de place à mon goût dans ce premier épisode des enquêtes de Winter. J'avoue que j'ai eu tendance à survoler certains paragraphes... Mais j'ai assez embarqué dans l'histoire pour avoir du mal à lâcher le livre. Il y a même une trame sonore, si on laisse son imagination voguer au gré des nombreux disques de jazz (surtout Coltrane) qu'écoute Erik Winter. J'ai déjà lu dans la même série Un cri si lointain et c'est nettement mieux.

Éteignez votre moteur!

Il est illégal à Montréal de laisser tourner le moteur d'un véhicule inutilement plus de trois minutes, sauf pour les véhicules d'urgence, les taxis entre le 1er novembre et le 31 mars et les véhicules hybrides. La Ville ne donnait pas de contraventions jusqu'à maintenant, mais il semble qu'elle va se mettre à le faire. J'ai hâte de voir ça. Il y aurait pas mal d'argent à faire.

Je déteste les démarreurs à distance. Certains de mes voisins en utilisent et le moteur peut tourner facilement 15 minutes avant que le propriétaire ne se pointe... Ils viendront se plaindre ensuite du prix de l'essence! En plus, ça encrasse le moteur.

mardi 23 janvier 2007

Pure laine recommence demain!

Enfin, 10 nouveaux épisodes! À Télé-Québec, mercredi 19h30, avec des rediffusions jeudi 23 h, dimanche 18 h et lundi 13 h 30.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Pure laine présente une famille composée d'un Haïtien immigré depuis plusieurs années et qui se pose encore des questions sur les Québécois, de son épouse d'origine madelinote et de leur fille qu'ils sont allés chercher en Chine. Le résumé du premier épisode devrait vous allécher.

La chasse

Dominique est initié par Mario et son ami Mike à une coutume québécoise empreinte de subtilité et de raffinement : la chasse à l’orignal. Ce sera, entre autres, l’occasion de discuter de l’islam, en mettant en parallèle l’appel à la prière et le « call » de l’orignal, mais aussi en évoquant certains aspects insoupçonnés de cette culture, notamment les propriétés aphrodisiaques de la burka.

lundi 22 janvier 2007

La Tourneuse de pages

Ce soir, l'Outremont présentait La Tourneuse de pages, de Denis Dercourt. Ça fait penser un peu à du Chabrol (milieu bourgeois, climat inquiétant). Les deux personnages principaux sont incarnés par la toujours parfaite Catherine Frot et la jeune Déborah François. Le réalisateur, Denis Dercourt, est musicien classique et sait faire jouer un rôle important à la musique. On se doute bien qu'il s'agira d'une vengeance, mais on ne sait pas comment elle s'exercera... Vous trouverez ici un texte qui commente bien mieux le film que je ne pourrais le faire.

Ces filles-là

Ex-Centris présente pendant encore au moins une dizaine de jours Ces filles-là, un documentaire de Tahani Rached sur des adolescentes du Caire qui vivent dans la rue. Leur vie est tragique, elles sont harcelées par les garçons, sont victimes de viols, élèvent des enfants dans la rue, mais elles sont aussi drôles, franches, solidaires. En arabe avec sous-titres français.

mercredi 17 janvier 2007

Avenue du Parc : pas de décision pour le moment

Hier, les membres de la Commission de toponymie ont décidé de poursuivre leurs délibérations à une date ultérieure. Ils veulent se laisser le temps de « prendre connaissance des nombreuses réflexions reçues par la Commission au cours des derniers jours et accorder ainsi à ces témoignages une importance égale à tous ceux déjà soumis à leur attention. »

lundi 15 janvier 2007

La Science des rêves

Je viens de voir à l'Outremont ce film de Michel Gondry. J'ai bien aimé, malgré l'impression que j'ai eue parfois d'être en train de regarder un très long vidéoclip. Je suis assez d'accord avec ce commentaire.

Ils ont dû bien s'amuser à concevoir et fabriquer les accessoires!

Enfin!





L'avenue du Parc autrefois

Nikolaos Karabineris présente 2 pages de photos anciennes de l'avenue du Parc.

vendredi 12 janvier 2007

Toutoublog

Tout le monde blogue maintenant, même les chiens...

Les mots de la blogosphère

Je viens de tomber sur une page du site de l'Office de la langue française qui donne une liste de mots se rapportant à la blogosphère. Chaque mot renvoie à une fiche terminologique complète, avec des synonymes, une définition, etc.

Voici notamment ce qu'on dit pour « blogue intime ».

Définition :
Blogue tenant lieu de journal intime, dans lequel le blogueur parle essentiellement de ses états d'âme et de sa vie privée au quotidien.

Note :
Le blogue intime est mis à jour par un blogueur qui raconte ses journées, donne son avis et pousse des coups de gueule.

mercredi 10 janvier 2007

Minuit le soir

Minuit le soir recommence demain (le jeudi à 21h30, Radio-Canada ). J'ai hâte!!! Ils n'ont pas mis à jour le site, donc aucune idée de ce qui se passera demain. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une série au climat assez spécial. L'amitié entre trois portiers de bar, chacun ayant pas mal de problèmes. Il y a aussi Fanny, leur patronne. Tous plutôt introvertis, ce qu'on voit rarement dans les séries d'ici.

lundi 8 janvier 2007

Temps doux

Il fait tellement doux que la piste cyclable du pont Jacques-Cartier, habituellement fermée l'hiver, va rouvrir à partir de demain midi (mardi 9 janvier), une première...

Un siècle de novembre

Un siècle de novembre, de l'américain Walter D. Wetherell, est un livre bouleversant. La traduction de Lori Saint-Martin et Paul Gagné est excellente. Les lecteurs qui choisissent un livre par sa première phrase seront sans doute attirée par celle-ci : «Il jugeait les hommes et cultivait des pommes, et cet automne-là n’était propice ni à la justice ni aux vergers.» Il s'agit de l'automne 1918, juste avant l'armistice de la Première Guerre mondiale. Trois semaines après le décès de sa femme (de la grippe espagnole), Charles Marden reçoit la lettre officielle qui lui apprend la disparition de son fils unique dans la mêlée des Flandres. Il jette quelques vêtements dans un sac de voyage et quitte immédiatement l'île de Vancouver. «Jamais Marden n'oublierait le calme qui régnait ce soir-là. Dans le couchant, les rares plis se lissaient, viraient à l'indigo puis au violet. C'était comme si la proue du bateau de Cooper découpait de la soie.»

Après avoir traversé le Canada en train jusqu'à Halifax, Marden s'embarque pour l'Angleterre sur un bateau plein de veuves. La nuit, le son des pleurs envahit le navire. Marden arrive à Londres le 11 novembre, le jour de l'armistice, puis traverse la Manche avec une foule de «pélerins», des parents et épouses de soldats «disparus». Il finit par arriver en Belgique, à Ypres.

Photo : Escarpement de la tranchée internationale, Ypres, avril et mai 1919 (Archives nationales du Canada)

Il erre dans un paysage où ne susbsistent que ruines, tranchées effondrées, cratères, sillons, trous d'obus. Un paysage infernal, où des obus non explosés sautent et en font détonner d'autres, où divers dangers quettent les pélerins, comme les soldats de cette guerre à peine terminée. «Il n'y a pas que les obus et les gaz. S'il pleut il y a aussi la boue. Il y a eu plus de noyés que de tués par balles. On n'en a pas parlé dans les journaux. Pourtant c'est la vérité. »

Des traces de la vie quotidienne des soldats subsistent : «Le sol était jonché de boîtes de conserve vides. [...] Les plus anciennes étaient noires de rouille, mais, sur bon nombre d'entre elles, on voyait une étiquette lisible. Des boîtes de sardines, des pots de marmelade, une étiquette jaune vif sur laquelle étaient écrits les mots Fortnum & Mason, des tubes de «Harrison's Pomade» [un onguent contre les poux]. [...] La première bande s'étirait sur une vingtaine de mètres. Ensuite, après un secteur presque entièrement dépourvu de boîtes, Marden découvrit un nouveau filon : des étiquettes allemandes. Moins de soixante mètres séparaient les boîtes de conserve britanniques des boîtes allemandes.»

La nuit est parsemée d'étrange lueurs. «Ici, des gaz avaient pris feu, malgré la pluie – ils formaient de petites vasques de flammes bleues, semblables à un millier de brûleurs.»

En lisant ces évocations des tranchées de la Première Guerre mondiale, je pensais au terrible film de Stanley Kubrick, Les Sentiers de la Gloire (Paths of Glory), où des officiers incompétents et insensibles envoient leurs hommes à la boucherie dans des assauts insensés. Et je pensais à l'Afghanistan et à l'Irak, où chaque semaine des soldats (et des civils) meurent.

Voici le récit d'un incident de la Première Guerre que j'ai trouvé en faisant des recherches sur Ypres. Il s'agit du même événement évoqué (de façon très romancée) dans le film Joyeux Noël, de Christian Carion.

La Trêve de Noël

A Noël, les soldats du front occidental étaient épuisés et choqués par l'étendue des pertes humaines qu'ils avaient subies depuis le mois d'août. Au petit matin du 25 décembre, les Britanniques qui tenaient les tranchées autour de la ville belge d'Ypres entendirent des chants de Noël venir des positions ennemies, puis découvrirent que des sapins de Noël étaient placés le long des tranchées allemandes. Lentement, des colonnes de soldats allemands sortirent de leurs tranchées et avancèrent jusqu'au milieu du no man's land, où ils appelèrent les Britanniques à venir les rejoindre. Les deux camps se rencontrèrent au milieu d'un paysage dévasté par les obus, échangèrent des cadeaux, discutèrent et jouèrent au football. Ce genre de trêve fut courant là ou les troupes britanniques et allemandes se faisaient face, et la fraternisation se poursuivit encore par endroits pendant une semaine jusqu'à ce que les autorités militaires y mettent un frein. (Source : Wikipedia)

Les soldats des divers camps ont en effet souvent bien plus en commun les uns avec les autres qu'avec leurs propres officiers. Les soldats, quelque soit leur origine, sont en général des paysans, des ouvriers, des petits artisans. Leurs officiers sont d'une autre classe, d'un autre monde.

Un dernier film qui m'est venu à l'esprit en lisant ce livre : Un long dimanche de fiançailles, de Jean-Pierre Jeunet.

Nature (à peine) morte - 2

Dommage de jeter des choses qui ont d'aussi jolies couleurs. Mais au moins ça s'en va dans le bac à compostage plutôt que dans la poubelle.