vendredi 5 octobre 2007

Configurations

Le Musée McCord présente l'exposition Configurations à l'extérieur, le long de l'avenue McGill College, jusqu'au 15 octobre.

On y trouve face à face des photos du studio Notman datant du 19e siècle et des œuvres de photographes engagés des années 1970-1980 (dont plusieurs prises dans Milton Park).

La photo ci-contre représente une rue de La Malbaie, qui s'appelait alors Murray Bay. Je crois qu'elle date de 1885. Vous pourrez aussi voir ici une photo de la rue principale de La Malbaie vers 1878.

mardi 2 octobre 2007

Coin coin

Il y avait foule cet après-midi à l'étang du Parc Lafontaine...

dimanche 30 septembre 2007

Plateau

Je viens d'aller faire une visite du «Plateau de Michel Tremblay» avec un guide de Kaléidoscope.

On a fait un petit détour au nord de l'avenue Laurier pour aller voir de vieilles maisons, dont une dans une petite ruelle que je n'avais jamais vue.

Je n'ai pas appris grand-chose de la visite, mais c'était une façon agréable de profiter de cette belle journée d'automne. Sinon, j'aurais probablement passé l'après-midi assise quelque part, dans ma paresse habituelle.

Cinéma italien

Hier soir, je me suis abonnée à la Cinémathèque québécoise. Je vais pouvoir aller voir autant de films que je veux pendant deux ans pour à peine 125 $! (Un ami a acheté son abonnement en même temps que moi, sinon ça m'aurait coûté 150$). Il me suffit d'aller voir 18 films pour que ce soit rentable et comme il y a au moins deux films différents par jour du mercredi au dimanche, plus des vidéos, ça ne sera pas difficile.

Il y a ces jours-ci, entre autres, une douzaine de films italiens récents, en version originale avec sous-titres français ou anglais. J'ai vu hier soir La Stella che non c'è, de Gianni Amelio, avec Sergio Castellitto. Le film se passe presque entièrement en Chine, dans des paysages très variés.

Puis Alla luce del sole, de Roberto Faenza, basé sur une histoire réelle. À Palerme, un prêtre ayant mis sur pied un centre pour les enfants du quartier, trop souvent laissés dans la rue, se butte à la mafia. Ça se passe de 1991 à 1993, à l'époque de l'assassinat du juge Falcone puis d'un autre juge.

Les deux sont de bons films, mais je ne pense pas que vous puissiez les trouver facilement...

samedi 29 septembre 2007

Portes ouvertes à l'ENT






Dans le cadre des Journées de la culture, l'École nationale de théâtre accueillait les visiteurs et la plupart des activités étaient liées à l'œuvre de Michel Tremblay. Lui-même était sur place pour lire un extrait du roman qu'il publiera bientôt.

Des étudiants de l'école ont lu des extraits des Belles-soeurs en 13 langues, y compris l'arabe, le persan et la langue des signes (LSQ, je suppose).

Je pense bien retourner à la journée Portes ouvertes de l'ENT l'an prochain, en arrivant plus tôt cette fois, car je n'ai pas eu le temps de faire le tour.

vendredi 28 septembre 2007

Nights of Rain and Stars

Eh oui, encore un Maeve Binchy. Mais cette fois, l'histoire se passe en Grèce.

Dans Nights of Rain and Stars, quatre voyageurs de nationalités différentes, se trouvent dans une «taverna» dominant le village d'Aghia Anna quand survient sous leurs yeux un naufrage. La tragédie les réunit et ils partagent pour quelques semaines leur vie et leurs problèmes. Chacun d'entre eux est à un tournant et Vonni, une Irlandaise qui a passé presque toute sa vie dans ce village, essaie de les aider.

Je ne crois pas que ce roman ait été traduit en français, en tout cas je n'ai rien trouvé sur Internet. Il est beaucoup moins long que les autres oeuvres de Maeve Binchy que j'ai lues, les personnages sont moins développés (quoique sympathiques) et c'est donc selon moi un peu moins bon. Mais j'ai quand même bien aimé.

Ma soirée d'hier

Hier soir, l'invité de l'émission Contact (Télé-Québec, le jeudi à 21h) était Daniel Pennac. Très sympathique mais j'ai tellement perdu l'habitude de regarder la télé que j'ai failli m'endormir dans mon fauteuil trop confortable.



Le jeudi, c'est le jour L, pour légumes. La livraison hedomadaire de mon panier de légumes bio.




On a des tonnes de tomates depuis quelques semaines, alors je suis bien forcée de faire à manger pour ne pas que ça se perde.






Mais ça me permet de m'amuser un peu aussi... Et puis là, j'ai le temps, je viens de finir un contrat de traduction et j'ai décidé de ne rien prendre pour deux semaines. Le bon côté de la vie de pigiste... Alors je m'en retourne dans la cuisine pour jouer avec mes tomates, kale, aubergines, courges et cie.

Une petite note en passant : n'oubliez pas les Journées de la culture! Aujourd'hui et surtout samedi et dimanche, des centaines d'activités gratuites partout au Québec. À Montréal, des navettes relient plusieurs des lieux où il y a des évènements.

mercredi 26 septembre 2007

Rue Victoria

Maintenant que j'ai un appareil-photo d'un poids raisonnable, je le traîne partout. Alors à défaut d'avoir des choses à raconter, je vais essayer de mettre ici régulièrement des photos. Voici quelques jolies maisons de la rue Victoria, entre Sherbrooke et Maisonneuve.

mardi 25 septembre 2007

Kyoto en phase terminale

Samedi, j'étais à une manifestation contre les projets de terminaux méthaniers (Cacouna et Rabaska). Il n'y avait pas beaucoup de monde, surtout compte tenu du fait que des gens étaient venus des régions concernées. Mais c'était une belle manifestation quand même, et assez particulière puisqu'on a marché à reculons du parc Jeanne-Mance au parc Laurier pour montrer à quel point le gouvernement canadien recule dans le dossier de l'environnement. Moi j'ai juste fait quelques pas de reculons, je n'étais pas assez habile pour faire rouler mon vélo à côté de moi dans ce sens-là, en plus d'essayer de prendre des photos et de filmer. J'ai un appareil-photo tout neuf (je passe de 2,1 megapixels à 7,2!!!) et j'en ai profité pour faire des vidéos avec du son. Alors voici ma toute première vidéo sur YouTube (il a fallu que je m'y reprenne à quatre fois, mais j'ai enfin réussi à mettre mon «oeuvre» sur le site), qui montre le départ de la marche, sur l'avenue Mont-Royal près du parc Jeanne-Mance. En tête (euh, c'était bien la tête de la manifestation même si ça va à reculons), il y avait notamment Amir Khadir et mon nouveau député fédéral, Thomas Mulcair.
Alors voici la vidéo en question. Elle était bien mieux en format avi, mais c'est seulement après avoir utilisé pour la première fois Windows Movie Maker et sauvegardé en wmv que ça a marché. Je travaille fort pour ce blogue! Mise à jour (6/10/07) : Je viens de réaliser que je peux mettre un fichier vidéo sur Google Video, sans avoir à le modifier. Alors j'ai ôté le lien vers YouTube et vous trouverez mon «œuvre» dans toute sa splendeur à la fin de ce message.

La police a pris la peine de sortir deux chevaux et deux voiturettes électriques pour mettre à l'avant de la manifestation. Bien sûr, ils avaient plein de voitures normales autour, mais c'était pour faire plus «écolo» en apparence.


Aperçu des Crocs (ça fait longtemps que je n'en ai pas parlé, je les aime toujours autant).
Il y en a qui portent leur message jusque sur les pieds...

Plus de détails (et une brève vidéo de Magnus Isaacson) ici.

lundi 24 septembre 2007

Paris, je t'aime

Je viens de faire un beau petit voyage à Paris grâce à Paris, je t'aime, composé de 18 courts-métrages sur 18 des 20 arrondissements de Paris. J'ai aimé ça plus que lui, mais moi aussi j'ai préféré le segment 14e arrondissement, de Alexander Payne, où une factrice américaine raconte pour son cours de français, avec un accent à coucher dehors, son voyage à Paris, où elle se sent enfin vivante J'ai aussi été émue par Loin du 16e, de Walter Salles et Daniela Thomas (une femme qui doit laisser son bébé en crèche toute la journée pour s'occuper d'un bébé du même âge dans un quartier bourgeois), et par Faubourg Saint-Denis, de Tom Tykwer (une histoire d'amour en accéléré – j'ai beaucoup aimé le rythme – entre un jeune aveugle tout à fait charmant et une jeune fille interprétée par Natalie Portman). Place des Fêtes, de Oliver Schmitz, est bouleversant, avec ses gros plans de visages. Il y a plusieurs réalisateurs très connus (Gus Van Sant, les frères Coen) et des acteurs monumentaux (Ben Gazzara et Gena Rowlands!).

Le rythme et le ton changent beaucoup d'un segment à l'autre, ce qui selon moi est une grande qualité du film. Le problème dans ce genre de «film à sketches», c'est de se rappeler de tous les épisodes après. J'ai beaucoup été aidée par la consultation de Internet Movie Database (que ferais-je sans ce site, quand je vois quelqu'un dans un film et que je me demande : «Mais où l'ai-je déjà vu celui-là?») et de Wikipedia.

mercredi 19 septembre 2007

Cross Bones

J'ai lâché un peu Maeve Binchy pour un Kathy Reichs. Lire les livres de cette auteure, c'est pour moi comme de retrouver une copine qui n'est pas toujours extraordinairement intéressante, mais qu'on accepte avec ses défauts. Kathy Reichs n'est pas d'abord écrivaine, mais bien anthropologue judiciaire. Elle travaille à la fois à Charlotte (Caroline du Nord) et à Montréal. Elle se promène parfois un peu partout dans le monde lorsque l'on fait appel à plein de gens de sa profession pour identifier un grand nombre de cadavres, par exemple lorsque l'on trouve des tombeaux collectifs de victimes de milices en Amérique du Sud, ou après un accident d'avion où les corps brûlés sont difficiles à identifier. Il arrive que j'entende une nouvelle (par exemple qu'on a trouvé des restes humains quelque part à Montréal) et que je me dise : «Ah, voilà un cas où l'on va faire appel à elle.»

Son personnage, Temperance Brennan, couramment appelée Tempe, fait le même métier que l'auteure mais vit bien sûr des aventures beaucoup plus excitantes. Dans Cross Bones (À tombeau ouvert), Tempe se rend en Israël et se retrouve plongée dans une histoire de squelette datant du premier siècle. Il y a bien sûr plein de revirements, mais aussi des explications scientifiques parfois un peu longuettes. Ce n'est pas mon livre préféré de cette auteure, je préfère ses romans qui se passent à Montréal et qui me font voir certains coins de ma ville sous un autre jour. Mais c'est pas mal et assez prenant pour m'avoir tenue éveillée très tard quelques nuits. À éviter si vous n'aimez pas les descriptions de cadavres, de squelettes, d'os, etc.

Présentation de l'éditeur
Alors que l'anthropologue judiciaire Tempe Brennan est chargée d'examiner le corps d'un homme tué d'une balle dans la tête, un inconnu lui remet la photo d'un squelette. "Là est la clé du meurtre ", dit-il. Ses premières recherches révèlent à Tempe que ce squelette est un vestige archéologique retrouvé lors d'un chantier mené à Massada, en Israël. Un squelette vieux de deux mille ans sur lequel courent d'étranges rumeurs. Un vestige volé aussitôt qu'exhumé... Pourquoi toute trace de la découverte a-t-elle été effacée des rapports de fouilles ? Pourquoi assassine-t-on ceux qui y ont été mêlés ? Qui était cet homme dont les restes ont été enlevés à la crypte où ils dormaient depuis vingt siècles ? Certains prononcent le nom de Jésus de Nazareth... Tempe va suivre la piste jusqu'au bout, au risque de sa vie.

lundi 17 septembre 2007

Le Carnet noir

Le Carnet noir, de Paul Verhoeven, est plein d'action. Au début, je trouvais qu'il y en avait presque trop mais le film m'a tenue en haleine tout au long des 145 minutes. Je ne vous mets pas d'autre lien que celui vers l'entrevue avec le réalisateur. Je ne savais rien sur ce film avant d'aller le voir et je pense qu'en savoir trop gâcherait un peu le plaisir.

Ça se passe en 1944 et 1945 en Hollande, il y a des Nazis, des Hollandais résistants, des Hollandais collabos et des Juifs. Et même des Canadiens, puisque certaines scènes se passent à la Libération.

Paul Verhoeven s'est inspiré de plusieurs personnages et évènements réels, certaines scènes qui peuvent sembler exagérées sont vraiment arrivées. Un film où tout n'est pas noir ou blanc, bon ou méchant.

L'ours


Je connaissais bien cette chanson de Tricot Machine, mais je viens juste de découvrir ce charmant vidéo grâce au blogue de mon neveu. C'est fou ce qu'on peut faire avec un petit budget et beaucoup de créativité!

dimanche 16 septembre 2007

Escales improbables

J'ai passé un délicieux après-midi au Vieux-Port avec une amie. C'était la dernière journée des Escales improbables, un évènement qui en était à sa 3e édition mais où j'allais pour la première fois. Je n'avais malheureusement pas apporté mon mastodonte d'appareil-photo (faudra bien que je me décide à m'équiper d'un appareil plus léger – un appareil qu'on ne traîne pas à cause de son poids n'est pas très utile...), mais j'ai passé mon temps à me dire : «Ah, ça ferait donc une bonne photo!» Quelques détails ici avec une photo de la Conversation Bubble (que je n'ai pas essayée, mais c'était plutôt spectaculaire).

Ce que nous avons préféré, ce sont les Siestes Musicales. Des transats avec des petits parasols, des magazines à la disposition des «siesteurs», une agréable ambiance musicale (l'émission de François Dompierre à la radio de Radio-Canada, puis un DJ), tout pour se prélasser confortablement et profiter du soleil quand il ne se cachait pas derrière les nuages. Il fallait être habillé chaudement et enlever des couches de vêtements, les remettre, et que je remonte mon pantalon et mes manches, et que je les rebaisse et mette mon blouson. La température n'arrêtait pas de changer au gré des nuages, la détente aurait été plus complète avec un ciel tout bleu, mais c'était déjà très bien. Il y avait aussi la Fanfare Pourpour qui jouait ici et là sur le site.

Je devrais plus souvent faire l'effort de sortir de mon quartier la fin de semaine, mais je suis paresseuse. Le retour à vélo était un peu dur, j'ai perdu l'habitude de monter des côtes, mais bon, il fallait bien faire un peu d'exercice après toute cette détente...

samedi 15 septembre 2007

The Return Journey

Tout en lisant Tara Road, je passais de temps en temps à The Return Journey (Histoires de rencontres), notamment parce qu'il est beaucoup plus mince et donc plus facile à traîner sans se démolir le dos et les épaules (le sac à dos de la fille insécure typique – moi – étant déjà tellement lourd).

C'est un recueil de nouvelles, donc un peu plus facile à laisser quand je voulais éviter de lire toute la nuit, ou de rester 2 heures sur la toilette en oubliant presque où j'étais... Mais bien sûr, chaque nouvelle donnait envie d'en lire une autre.

Présentation de l'éditeur
« Lors d'un voyage initiatique en Irlande sur les traces d'un passé occulté par sa mère, Gina pressent qu'elle va devoir lutter contre le poids de l'hérédité. Annie et Allan ne se connaissent pas encore, mais ils vont devoir se battre pour retrouver leurs valises échangées par erreur dans un aéroport londonien... Jeunes filles en pleurs, maîtresses de maison débordées et sans joie, banlieusards exténués, des personnages bigarrés se croisent dans ces Histoires de rencontres. Aucun sentiment, si banal et discret soit-il, n'échappe à la finesse de Maeve Binchy. Ainsi rassemblées, embrassées sous notre regard, ces vies sont autant de miroirs de nos émotions quotidiennes. »

Tara Road

Ben oui, encore un Maeve Binchy. En fait, je vais même vous parler d'un autre dans quelques instants.

Tara Road (Sur la route de Tara) : encore un livre que j'ai lu pas mal vite et qui m'a tenue éveillée tard. Lorsque je l'ai fini, d'ailleurs, c'était à 7h30 du matin, après une nuit de lecture, alors que j'étais supposée travailler à ma traduction le jour en question...

Voici le résumé que donne Amazon France :

« Elles ne se sont jamais rencontrées. Elles n'ont pratiquement rien en commun. Leurs existences vont pourtant se trouver inextricablement liées. Difficile d'imaginer vies plus différentes que celles de Ria Lynch et de Marilyn Vine. Femme au foyer, Ria habite une somptueuse résidence dans Tara Road, l'une des plus belles rues de Dublin. Marilyn, elle, demeure dans une petite ville de Nouvelle-Angleterre et se consacre assidûment à sa carrière. Elle est aussi réservée et distante que Ria est expansive et chaleureuse. Or, un jour, le hasard va rapprocher ces deux femmes. A la suite d'un coup de téléphone, elles décident d'échanger leurs maisons l'espace d'un été. Ria s'envole pour l'Amérique dans l'espoir que ce changement de décor lui donnera le courage de résoudre la crise qui menace de détruire sa vie. Marilyn, de son côté, se rend en Irlande afin de tenter de surmonter la tragédie qui vient de la frapper et qu'elle s'efforce de dissimuler. Elles connaîtront toutes deux un été déroutant, tumultueux et magique, après lequel rien ne sera jamais plus comme avant. »

Marilyn n'apparaît qu'assez tard dans le livre. Le personnage principal est indéniablement Ria, la femme irlandaise. Tous les personnages sont intéressants, surtout les femmes.

mercredi 5 septembre 2007

Yulblog de septembre

Je n'ai passé qu'une heure trente au Yulblog, mais ce fut fort agréable, à part la musique remontée d'un coup à 22h comme si La Quincaillerie voulait chasser les vieux aux oreilles sensibles.

La bi-insulaire de En direct des îles m'attendait à la porte et on s'est trouvé une table relativement tranquille pour qu'elle me raconte comment l'ouragan Dean est passé sans trop de dommages sur l'île du Yucatan où elle vit la moitié de l'année. Deux beaux hommes, Omo-Erectus et Daniel, ont fini par venir partager notre table. François, que j'ai salué en partant, était particulièrement brillant ce soir...

Je pense que je viens de battre mon record sur le nombre de liens par rapport à la longueur du billet! Est-ce que ça compense pour la fréquence (ou plutôt «l'infréquence») à laquelle j'écris?

mardi 4 septembre 2007

Après la noce

Je viens de découvrir un très beau film, Après la noce, de Susanne Bier.

«Coopérant humanitaire dans un orphelinat en Inde, Jacob Petersen accepte à contrecoeur d'aller à Copenhague pour un séjour éclair afin de conclure une entente avec un bienfaiteur. Jorgen, un généreux donateur, s'engage à verser 4 millions de dollars à condition de rencontrer Jacob. Une poignée de main, lui promet-on, et l'affaire sera réglée. Les formalités ne s'arrêtent pas là : le mécène l´invite au mariage de sa fille Anna. Un pan de son ancienne vie rattrape Jacob à la réception. » (Le Clap)

Excellents acteurs, Mads
Mikkelsen est particulièrement troublant. Les visages sont souvent filmés de très près, on ne voit qu'un oeil par exemple, un bout de visage et toute l'émotion qui y passe. Il y a des moments très émouvants, j'ai eu envie de passer un kleenex à ma voisine tellement elle reniflait...

lundi 3 septembre 2007

Écoute le rossignol

Par hasard, à cause de la proximité alphabétique, en regardant une fois de plus les Maeve Binchy à la bibliothèque, je me suis retrouvée avec To Hear a Nightingale, de Charlotte Bingham. Je l'ai lu jusqu'à la fin, mais j'ai failli sauter des bouts. Je ne le recommande qu'aux amateurs de romances et aux maniaques de chevaux et de courses de chevaux. Je lis assez bien l'anglais normalement, mais j'avoue que le vocabulaire me manquait dans un domaine que je ne connais pas du tout.

Si vous êtes prêt(e) à aimer un livre où une fille maltraitée toute son enfance part à New York, trouve tout de suite un emploi au grand magasin Bergdorf Goodman et est très vite demandée en mariage par un bel Irlandais éleveur de chevaux de course, ce livre est pour vous - à condition que vous vouliez vous taper des pages et des pages de description de courses, y compris les cotes pour les paris.

Une bonne partie du livre se passe dans les années 60, mais on se croirait souvent au début du 20e siècle. ..

Vous trouverez ici des commentaires de lecteurs enthousiastes, mais moi j'ai été bien contente d'arriver à la fin et de retourner à ma chère Maeve Binchy.

Klimt

Je crois que j'ai des goûts trop conventionnels, car je n'ai pas aimé Klimt, de Raoul Ruiz, je m'y suis même beaucoup ennuyée. Mais puisque les critiques que j'ai trouvées sont pleines d'éloges, faites-vous une idée vous-même...

Un de mes problèmes, c'est qu'il y avait tellement de femmes autour de Klimt que je ne savais plus qui était qui. Je suppose que j'aurais dû juste m'abandonner, sans essayer de comprendre, comme dans un rêve, mais je ne trouvais pas le film assez intéressant pour en avoir envie.

lundi 27 août 2007

Molière

Je reviens de voir Molière, de Laurent Tirard, au Théâtre Outremont. J'ai hésité à y aller parce que j'étais fatiguée. Je n'ai pas assez dormi la nuit dernière à cause d'un bande de fêtards à quelques maisons de chez moi, côté ruelle, donc du côté où donne ma chambre. Je vais vous en faire des «Happy birthday dear Ryan» à 2h du matin dans la nuit du dimanche au lundi! Y'a du monde qui travaille le lundi! J'avais envie de sortir sur mon balcon et de crier «Allez Ryan! Go to bed et renvoie tous tes petits copains chez eux pour qu'on puisse enfin dormir!!!» J'ai fini par fermer les fenêtres, les bouchons n'ayant pas suffi.

Alors pour en revenir à Molière, pas de problème, ça m'a tenue bien réveillée et j'ai même beaucoup ri par bouts. Je ris encore toute seule en repensant à la scène de la chasse et à la tête que fait Fabrice Luchini (M. Jourdain)... Il est merveilleux dans ce rôle. Romain Duris (Molière) est correct et Laura Morante (Mme Jourdain) très émouvante. J'ai bien aimé aussi Édouard Baer dans le rôle de Dorante, supposé se faire l'entremetteur entre M. Jourdain et Célimène, interprétée par Ludivine Sagnier.

Ça en fait des liens... Je m'instruis en bloguant, à force de chercher des articles et d'en lire au moins des bouts.

Lundi prochain, 3 septembre, toujours à l'Outremont, on change de genre : Après la noce, de la réalisatrice danoise Suzanne Bier. 19h30, comme tous les lundis, et ça ne coûte que 5 $.

mercredi 15 août 2007

Cours du soir

Cette femme est dangereuse. Elle menace ma santé, ma carrière... À cause d'elle, je ne dors pas assez et je néglige mon travail. Oui, c'est de sa faute ces temps-ci si je me couche à des heures indues – genre 5h du matin... Je viens encore de lire un de ses livres en quelques jours, malgré un assez gros contrat de traduction. Lundi, j'ai voulu lire quelques pages en dînant et une heure et demie plus tard, j'étais encore assise sur un rebord de chaise, plongée dans Evening Class.

En français, ça s'appelle tout simplement Cours du soir. Et c'est encore meilleur que Circle of Friends (Le Cercle des amies), dont j'ai parlé récemment. Je viens de lire quelque part que Maeve Binchy n'a plus l'intention d'écrire de livres (elle est rendue pas mal plus vieille que sur la photo), c'est bien dommage... Mais il me faudra un bon bout de temps pour lire toutes ses œuvres.

J'ai adoré ce livre. L'histoire m'a rappelé un peu le film Italien pour débutants, de la réalisatrice Lone Scherfig (que j'avais beaucoup aimé aussi).

Dans un cours d'italien à Dublin se retrouvent des gens de toutes sortes de milieux. Signora, leur professeur, saura créer des liens entre ses élèves et la vie de plusieurs d'entre eux sera transformée.

Il y a quelques éléments un peu tirés par les cheveux (pourquoi une famille italienne très riche séjournerait-elle dans un hôtel modeste?), des changements parfois un peu trop rapides chez les personnages, mais ça n'a rien enlevé au plaisir de ma lecture. Je vais m'ennuyer de ces gens, j'ai eu l'impression de vivre avec eux pendant quelques jours...

Maintenant, je commence un recueil de nouvelles de Maeve Binchy, peut-être que ce sera un peu plus facile de faire des pauses entre les histoires?

lundi 13 août 2007

Avril

Oui, je sais qu'on est au mois d'août (l'été achève cependant, on annonce un maximum de 17 C pour vendredi...), mais Avril, c'est le titre du film de Gérald Hustache-Mathieu que je viens d'aller voir.

Une jeune novice élevée dans un couvent parce qu'on l'a trouvée bébé devant la porte s'apprête à prononcer ses vœux perpétuels. Elle apprend qu'elle a un frère jumeau et décide de partir à sa recherche.

Un très joli film, avec de belles images. Et ça se passe un peu en dehors du temps. Par une date mentionnée, j'ai fini par comprendre vers quelles années ça se passe, mais sinon, il n'y a à peu près aucun indice pour savoir. Les lieux sont intemporels, on ne voit pas de voitures, on ne sait pas trop (du moins au début) si les gens écoutent de la vieille musique ou si ça se passe il y a longtemps. C'était bien, ce dépaysement dans le temps.

Sophie Quinton, la jeune actrice qui joue la novice, a une beauté très lumineuse. Les paysages sont beaux et les acteurs masculins bien mignons. Il est question de peinture et plusieurs scènes sont composées comme des tableaux. Je suis sortie de là sereine, reposée. En plein ce qu'il me fallait comme pause dans ma traduction.

Et après le film (à l'Outremont, comme toujours le lundi), j'ai essayé un nouveau glacier sur la rue Bernard, question d'éviter la queue du Bilboquet. Ça s'appelle Léo le glacier et il y a une autre succursale avenue Duluth. Des parfums comme ananas-romarin ou campari-pamplemousse. J'ai essayé deux sortes : pomme verte et griottes. Miam! Pour découvrir d'autres glaciers avant la fin de l'été, vous trouverez ici une liste d'établissements moins connus que le Bilboquet ou Roberto.

Mise à jour : J'ai oublié de mentionner le glacier que j'ai essayé en fin de semaine, sur l'avenue du Parc juste au sud de St-Viateur, côté est. Pas un très grand choix, mais assez inhabituel. J'ai goûté à la glace au mamey (un fruit que j'ai vu à Cuba) et à celle aux dattes. Un peu trop sucré à mon goût mais quand même délicieux. Il y avait aussi de la glace au lulo, un fruit colombien, d'après ce que m'a dit le patron. Voici ce que je viens de trouver sur le lulo (aussi appelé naranjilla) ici :
«Lulo – Fruit des caraïbes. Le nectar de couleur naturelle vert pâle a un goût étonnant d’ananas et de fraise. Riche en vitamine C, fer et calcium, ce jus à la saveur un peu acidulée, est un calmant idéal pour la soif. Originaire du climat subtropical de la cordillère des Andes. La légende dit que les Indiens d’Équateur le prenaient comme seul aliment lors des longues marches vers les montagnes et les jungles car il leurs redonnait l’énergie perdue.»

Il faudra que j'y goûte la prochaine fois...

mercredi 8 août 2007

La vie continue

Je n'écris pas souvent et je parle presque uniquement des livres que je lis et des films que je vois. Pourtant j'ai encore une vie en dehors de ça. J'ai même eu beaucoup plus de sorties que d'habitude. Mercredi dernier, je suis allée faire un petit tour au Yulblog d'août. Il n'y avait pas beaucoup de gens que je connaissais, mais j'ai quand même eu une couple de conversations intéressantes. Jeudi, petite sorties de filles à l'Île noire (je vais si rarement dans les bars ces années-ci), puis souper sur la très agréable terrasse arrière du Pèlerin, juste à côté (rue Ontario entre St-Denis et Sanguinet). Vendredi, souper chez des amis à NDG. Samedi, baignade chez une amie près du parc des Îles-de-la-Visitation. Et dimanche, rien. Ou plutôt si, je suis allée au Marché central à vélo pour m'acheter un beau «petit» (pas mal gros en fait) sac à dos à la Mountain Equipment Coop. Mon vieux commençait à se désagréger. J'ai passé plein de temps à décider dans laquelle des nombreuses poches je mettais chacun des très nombreux objets que je traîne partout «au cas où»...

Et depuis lundi, je ne fais rien d'autre que traduire un texte pour une banque. Un peu moins platte que d'habitude, c'est un cours pour les nouveaux employés, en fait le manuel de l'animateur de la formation.

Tsiganes

Je suis tombée par hasard sur Tsiganes, de Jan Yoors, à la bibliothèque d'Outremont. Il paraît que c'est un «livre-culte», mais je n'en avais jamais entendu parler. Traduit de l'anglais (le titre original est Gypsies), il avait déjà été publié en français en 1968 sous le titre J'ai vécu chez les Tsiganes, mais le texte avait été abrégé d'un tiers.

Voici le résumé de l'éditeur :

« Une ville des Flandres dans l'entre-deux-guerres. Un gamin de douze ans fugue pour rejoindre une compagnie de Tsiganes qui passaient par là : une famille de Rom Lovara, ces dresseurs de chevaux qui sont considérés comme l'aristocratie des Fils du Vent.

Les parents du gamin le font rechercher, finiront par le retrouver. Il leur explique qu'il ne veut plus aller à l'école, qu'il veut suivre ses amis les Rom sur la route... Et, chose incroyable, les parents le laissent repartir. Devenu un Rom parmi les Rom, Yoors en racontant son aventure livre ce qu'on ne trouve dans aucun ouvrage : la vérité d'une culture dont tout Tsigane qui se respecte cache jalousement les secrets. Car ces gens affamés de liberté se font un devoir moral de mentir à tous ceux qui les interrogent...

Dès lors s'explique-t-on que ce livre-culte, à peu près seul de son espèce, trouve grâce aux yeux des Tsiganes eux-mêmes. Et soit considérés par quelques autres comme un bréviaire de l'insoumission. »


Ce récit de la vie d'un groupe de Tsiganes est parfois un peu répétitif, mais on sait en général si peu de choses sur les Rom que c'est très intéressant d'apprendre tous ces détails sur leur mode de fonctionnement, leur philosophie, leurs règles.

lundi 30 juillet 2007

Quand j'étais chanteur

Je reviens de voir à l'Outremont Quand j'étais chanteur, de Xavier Giannoli. Un film charmant où il y a plein de vieux succès de la chanson française (Delpech, etc.), j'avais envie de fredonner tout haut.

Un vieux chanteur de bal (Gérard Depardieu) rencontre une jeune agente d'immeubles (Cécile de France) qui essaie de réorganiser sa vie après une rupture douloureuse. Beaucoup d'émotions passent dans les regards, pour cette relation mais aussi pour celle entre le chanteur et son ex-femme, qui lui sert maintenant de manager. Les acteurs sont excellents. Cécile de France (vue dans L'Auberge espagnole, Les Poupées russes et Fauteuils d'orchestre) joue un personnage plus sombre que d'habitude. Ce film donne envie de rencontrer quelqu'un comme ce chanteur qui essaie de rendre les gens heureux... Et là, je vais avoir la chanson «Quand j'étais chanteur» dans la tête pendant des jours...

jeudi 26 juillet 2007

Circle of Friends

On dirait que je fais un marathon de lecture. J'ai en effet lu pas mal ces temps-ci, mais c'est surtout que j'ai tardé à parler des livres que j'ai lus, alors ça s'est accumulé.

Circle of Friends, de Maeve Binchy, est encore un livre qui m'a fait passer des nuits blanches. Ce n'est pas de la grande littérature, mais les personnages sont intéressants. Et ça se passe en Irlande en 1957-58 (avec un premier chapitre en 1949, un prologue où l'on fait la connaissance des deux personnages principaux, Benny et Eve, lorsqu'elles ont 8 ans). Donc un certain dépaysement. On se promène entre Dublin et le village de Knockglen, pas très loin mais un tout autre monde, avec ses boutiquiers, ses personnages parfois bizarres – le boucher qui consulte constamment une religieuse qu'il voit apparaître dans un arbre, la veuve qui tient l'hôtel local et qui est la méchante commère du coin, les deux jeunes venus de la ville qui scandalisent les gens du coin par leurs tenues excentriques. Il y a des bouts où ça menace de virer en roman Arlequin mais la menace ne se concrétise pas. Amours, amitiés, chagrins, désillusions m'ont tenue en haleine. Enfin, il ne faut pas exagérer, c'est pas un polar quand même, mais je le trainais partout malgré ses 400 pages (c'était pas l'édition de poche, donc ça pesait pas mal dans mon sac) pour poursuivre ma lecture dès que j'avais un moment.

Il paraît qu'on en a fait un film, où joue notamment Colin Firth.

mercredi 25 juillet 2007

Paint it Black

Pour terminer cette mise à jour de mes lectures récentes, quelques mots sur Paint it Black, de Janet Fitch – auteure de White Oleander (Laurier blanc). Ce livre a été publié en 2006, je ne crois pas qu'il ait été traduit.

Josie Tyrell, 20 ans, a quitté sa famille paumée et son patelin pour vivre à Los Angeles. Elle gagne sa vie en posant comme modèle et c'est ainsi qu'elle rencontre un étudiant, Michael Faraday, drop-out de Harvard et fils d'une pianiste célèbre. Ils vivent ensemble dans une toute petite maison remplie de toiles de Michael et de peintures murales réalisées par les deux amoureux pour se créer un coin de Montmartre. Je ne vendrai pas le punch en vous parlant du suicide de Michael, puisqu'il survient au bout de quelques pages.

Michael était la seule chose bien qui soit arrivée dans la vie de Josie. Elle n'arrive pas à se remettre de sa mort, à faire le deuil de leur rêve d'aller vivre ensemble à Paris. Elle évoque les moments de leur vie ensemble, moments heureux mais aussi terribles. Elle fait la connaissance de Meredith, la mère pianiste et possessive, qui ne réussit pas non plus à poursuivre sa vie depuis la mort de son fils. Ces deux solitudes se rejoignent dans une relation malaisée et sans doute destructrice.

Josie est torturée par ses souvenirs, mais elle est aussi passionnée et combative. L'histoire commence juste après l'assassinat de John Lennon (en décembre 1980) et il est beaucoup question de concerts punk. Il y a aussi des scènes assez drôles de tournage de film d'étudiants. J'ai trouvé ce livre très prenant et l'héroïne attachante.

mardi 24 juillet 2007

The Worlds Within Her

The Worlds Within Her est la premier livre de Neil Bissoondath que je lis.

Présentation de l'éditeur
En s'envolant vers l'île qui l'a vue naître, Yasmin n'a qu'un but, y disperser les cendres de sa mère. Mais elle doit accepter que, là-bas, les langues se délient et les souvenirs sortent de l'ombre pour tisser l'histoire de ses parents, Indiens des Caraïbes. Son père, Vernon Ramessar, obsédé par sa carrière politique à l'heure de l'indépendance, et sa mère Shakti, une femme fière et captive de son destin. Derrière les anecdotes, les non-dits et les légendes se cache souvent une vérité trop douloureuse à dévoiler, et Yasmin comprend qu'il est impossible de remonter le temps sans se perdre un peu.

Extrait de la quatrième de couverture
Issu d'une famille originaire de l'Inde établie aux Caraïbes vers le début du siècle (il a pour oncle l'écrivain V.S. Naipaul), Neil Bissoondath fait ses études au Canada anglophone, et vit aujourd'hui au Québec dans un environnement francophone. On lui a reproché son refus des appartenances, son dédain des revendications ethniques ; il répond qu'un citoyen d'aujourd'hui n'a d'autre patrie que celle qu'il s'est choisie. Affirmation dont ses lecteurs savent qu'elle est le fruit d'un long questionnement, repris par quasi tous les héros de ses romans.

Quelques commentaires de lecteurs enthousiastes ici.

Pour ma part, j'ai beaucoup aimé ce récit de quête identitaire. Et les tous derniers mots du livre, ceux de la mère de Yasmin, qui parle à une amie :

« I am not a final product, Mrs. Livingston. I am a process. As are you. As is everyone. It is to me the most unsettling, and most reassuring, truth about what young people today call "identity". My dear, I haven't got an identity. None of us does. What a great tragedy that would be, don't you think? »

Je trouve ça encourageant comme réflexion. Personne n'a d'identité fixe, l'identité est fluide, toujours en mouvement, au fil des expériences de la vie...

Le Vent se lève

Il vente fort dehors, j'ai tout ouvert pour faire rafraichir mon 3e étage, mais ce n'est pas de ce vent-là que je veux vous parler, mais plutôt de celui qui agite l'orge. The Wind that Shakes the Barley est le plus récent film de Ken Loach, cinéaste britannique engagé, maintenant âgé de 70 ans. Il a remporté la Palme d'or à Cannes en 2006. Il y a déjà 3 semaines que j'ai vu ce film à l'Outremont, mais j'ai été bien paresseuse récemment. Comme je parle systématiquement de chaque film que je vais voir, je me décide donc à mentionner celui-ci.

Description du film :
Irlande, 1920. Des paysans s'unissent pour former une armée de volontaires contre les redoutables Black and Tans, troupes anglaises envoyées par bateaux entiers pour mater les velléités d'indépendance du peuple irlandais. Par sens du devoir et amour de son pays, Damien abandonne sa jeune carrière de médecin et rejoint son frère Teddy dans le dangereux combat pour la liberté.

Plusieurs commentaires ici.

lundi 23 juillet 2007

Pour rester dans les animaux...

L'ami dont j'ai déjà parlé qui s'est acheté une maison vient de découvrir qu'il a une locataire sous la remise...

Elle n'a pas eu peur de lui quand il est sorti dans la cour pour prendre des photos (il est resté loin, quand même), elle se grattait la tête, prenait le soleil tranquillement. Je pensais que la mouffette était un animal nocturne...

Le conseil de la SPCA pour la convaincre de déménager : placer plusieurs jours de suite à l'entrée de son terrier une éponge imbibée d'ammoniaque et mettre de la musique et de la lumière pour la déranger. J'espère qu'elle n'a pas une petite famille installée sous la remise! Grant dit que peut-être qu'elle ne vit pas là, qu'elle est juste venue faire un petit séjour pendant les vacances de la construction. :-)

jeudi 19 juillet 2007

Chaussettes - encore

Puisque Omo-Erectus me parle du mystère des chaussettes disparues, voici une petite histoire de chaussettes. Le père de Grant (mon ex) était éleveur de visons. Il arrivait parfois qu'un vison soit orphelin (il n'y a pas que les chaussettes...) et qu'il soit élevé un bout de temps dans la maison, comme animal domestique (avant de finir en manteau comme les autres...). La mère de Grant ayant constaté que plusieurs chaussettes disparaissaient depuis un bout de temps, des recherches ont été entreprises et ont finalement mené à un espèce de nid de chaussettes derrière la télé. Le, ou plutôt la coupable : Perky! La voici sur la photo, avec Grant, alors âgé de 10 ans. Grant dit qu'il a une photo de Perky avec une chaussette; quand il l'aura numérisée, je me ferai un plaisir de la partager avec vous. Ça a quand même plus de charme qu'une vulgaire sécheuse...

Chaussettes orphelines

Vous avez des chaussettes orphelines? Moi j'en ai une que je garde précieusement depuis des mois parce que je la trouve très jolie et que j'espérais toujours retrouver sa sœur, disparue de façon très mystérieuse (je n'ai même pas de sécheuse...). Mais je viens de lui trouver une mission, grâce à En direct des îles qui parle de Freecycle. Non, je ne vais pas offrir ma chaussette sur le site, mais je viens d'aller jeter un coup d'œil aux derniers messages et quelqu'un signale un évènement écolo qui a justement lieu en fin de semaine, au Vieux-Port. Alors ma chaussette va aller faire sa petite part, avec des milliers d'autres...

Grande corvée populaire
à l’Espace Sedna-Rebut global

Le dimanche 22 juillet, au Quai de l’Horloge du Vieux-Port de Montréal, on adopte les bas orphelins et l’on recueille des plantes pour notre toit vert !

À l’invitation de Jean Lemire et de la Fondation Sedna, Blue Storm Média a récemment plongé dans une nouvelle aventure d’écoconstruction, celle de l’Espace Sedna-Rebut global. Pavillon d’interprétation pas comme les autres, il accueillera bientôt les visiteurs du Sedna IV en plus d’abriter une activité de sensibilisation à l’environnement concoctée par Équiterre. D’ici à l’ouverture, prévue le 28 juillet, l’Espace Sedna-Rebut global doit cependant garnir son toit vert et isoler ses murs. Le public est donc convié à une grande corvée populaire aux allures de fête, le dimanche 22 juillet, de 11 h à 16 h, au Quai de l’Horloge du Vieux-Port de Montréal.

En écoconstruction, tout peut servir… ou resservir : les touches d’un clavier deviennent mosaïque, des plateaux colorés habillent les murs, des banquettes d’autobus ou de métro meublent une salle de projection, les vivaces sont divisées pour mieux se multiplier et les bas orphelins isolent les murs d’un curieux bâtiment!

Des concepteurs allumés
Forte de l’expérience acquise par les Artisans, les Citadins et les Compagnons du rebut global, Blue Storm Média a réuni pour la construction des créateurs qui, selon leur bonne habitude, utilisent un maximum de matériaux recyclés ou récupérés auxquels ils donnent une nouvelle vie. Avec un talent inouï pour la création, un net penchant pour l’écodesign et les aptitudes qu’il faut pour mener à bien tous les projets qui bouillonnent dans sa tête, Vincent Vandenbrouck signe la conception et l’aménagement du bâtiment. Le chantier est dirigé par Jean Fiset, entrepreneur, qui a relevé avec brio l’ambitieux défi d’écoconstruction d’Habitat 07 à Baie-Saint-Paul. Quant à l’irrésistible K, écommunicatrice à l’énergie contagieuse, elle déploie des trésors d’imagination qui ne peuvent que porter fruit lorsque vient le temps de stimuler les troupes et de convaincre de nouveaux partenaires. Elle animera la grande corvée
populaire du 22 juillet.

Le but ? Recueillir des centaines de vieilles chaussettes (propres !) pour isoler l’un des murs de l’Espace Sedna-Rebut global et des dizaines de plantes vivaces pour en garnir le toit. Les chaussettes ? Elles peuvent être de laine ou de tout autre textile, unies, à pois, à rayures ou à fleurs ! Et les plantes ? Divisez vos plants de vivaces herbacées rustiques, en préférant celles dont les racines sont peu profondes : ciboulette, thym, iris, marguerites, fétuques bleues, etc.

Sur place, en plus des équipes de la Fondation Sedna, d’Équiterre et de Blue Storm Média, des passionnés d’environnement et des spécialistes de l’énergie renouvelable, de l’horticulture ou de toitures végétalisées renseigneront les visiteurs.

Suivez la construction de l’Espace Sedna-Rebut global au Quai de l’Horloge ou sur www.sedna.tv

lundi 9 juillet 2007

Mad World

Peut-être que tout le monde connaît cette chanson, mais moi je l'ai découverte récemment à l'aquaforme. Une des profs fait jouer ça à la fin et après je l'ai dans la tête, alors ce matin je lui ai demandé le titre. Mais je lis sur You Tube que cette chanson était dans le film Donnie Darko et comme je l'ai vu, j'ai bien dû entendre ça. J'ai un vague souvenir qu'en effet, j'avais aimé la musique du film. Alors voici le vidéo de Mad World, de Gary Jules. J'aime bien les figures animées faites par les enfants. Mise à jour : C'était une chanson de Tears for Fears (écrite par Roland Orzabal), sur un disque sorti à l'automne 1982. À cette époque, je commençais un voyage de 2 ans en Europe, durant lequel je n'ai pas eu souvent l'occasion d'écouter la radio... Ou c'est ma mémoire qui fout le camp avec la vieillesse (ça je le sais déjà). :-)

dimanche 8 juillet 2007

Traducteurs littéraires à Banff

Nicolas Dickner, qui tient la chronique Hors Champ dans Voir, parle d'une rencontre de traducteurs littéraires à laquelle il a été invité. Il passe la semaine au Banff International Literary Translation Center en compagnie d'une vingtaine de traducteurs d'un peu partout dans le monde. Voici un extrait de son article :

« Même en plein small talk, ils s'arrêtent périodiquement afin d'analyser la façon dont se déroule la discussion. Le cerveau du traducteur n'arrête jamais de travailler puisque tout, dans l'univers, est matière à traduction - depuis les gesticulations de l'interlocuteur jusqu'au goutte à goutte du robinet de la cuisine, en passant par le parcours des nuages sur le flanc de la montagne et les couinements des spermophiles (ces rongeurs paranoïaques qui infestent le campus). [...]
Je vous reparlerai plus amplement de traduction dans les prochaines semaines, pas simplement parce qu'il s'agit d'une sous-culture fascinante, mais surtout parce qu'elle synthétise certains des débats littéraires les plus importants de notre époque - en particulier pour des littératures en milieu exigu comme la nôtre.»

mardi 3 juillet 2007

Le champ de fraises

Le champ de fraises, de Renate Dorrestein (traduit du néerlandais), est un roman assez sombre. On a une boule dans la gorge à lire cette histoire d'enfant torturée par ses anciens copains. La première phrase annonce la couleur : «Nous avions apparemment décidé un beau jour de ne plus jamais lui adresser la parole.» Et le livre finit ainsi : «La vie quelquefois part d'un côté et nous de l'autre. Il n'y a finalement rien de plus sensé à en dire.» Donc je ne conseille pas cet ouvrage si vous êtes à la recherche d'une lecture réconfortante...

De Hollande en Écosse, l'itinéraire d'une fillette aux prises avec le monde impitoyable de l'enfance et les mensonges des adultes. Un roman saisissant sur les silences familiaux et la culpabilité, par l'une des plus grandes romancières hollandaises contemporaines. Dans une petite ville de Hollande, Loes, six ans, vit entre sa mère cartomancienne et ses deux oncles, et règne sans partage sur la tribu d'enfants de son quartier. Jusqu'au jour où le père de Thomas, son meilleur ami, est retrouvé assassiné. La mère de Loes s'accuse du meurtre, est condamnée; la petite fille devient alors le souffre-douleur de l'école. Six ans plus tard, la famille se résout à déménager sur une petite île écossaise battue par les vents, loin de tout. Tant bien que mal, Loes va tenter d'obtenir des réponses d'une mère qui se mure dans un silence obstiné. Ce n'est qu'à dix-huit ans, à son retour en Hollande, que Loes sera en mesure de faire la lumière sur les mensonges de son enfance...

Peau de pet

Ma mère dit que j'ai une «peau de pet». Et que j'étais son premier essai, alors il y avait des choses à améliorer pour les suivants... :-) Entre autres «bugs», j'ai une peau fragile, c'est très facile de me faire des bleus. Comme je suis assez maladroite, je me cogne dans les meubles, sur mes pédales de vélo, etc., alors j'ai souvent de très beaux bleus sur les jambes. Mais là ce sont mes bras qui sont «décorés», grâce à un déménagement d'amis (un autre!) en fin de semaine. J'ai travaillé fort, on dirait... Quelques meubles, mais surtout des boîtes un peu trop lourdes.

Quelques décennies d'écart

«Système de son» d'un copain : vieille radio d'auto et caisses de son d'ordi... L'important, c'est que ça marche, n'est-ce pas?