mercredi 16 mai 2007

Le roman des Jardin

Il y a deux semaines, j'ai entendu Alexandre Jardin à l'émission de Christiane Charette. Avec son rire très particulier, il est toujours un invité remarquable. Il a parlé notamment de ce livre publié en 2005, Le roman des Jardin, où il retire enfin son masque de jeune homme fidèle et romantique pour avouer qu'il s'était créé un personnage qui correspondait à ce qu'il aurait voulu être, mais pas du tout à la réalité. Je connaissais bien Alexandre Jardin, mais je n'avais jamais lu ses oeuvres. Cette histoire de famille de fous était plus attirante que ses romans, alors voilà, je viens de finir. C'est un peu décousu et il y a des bouts que j'ai trouvés pas très intéressants, mais il y a là tellement de personnages incroyables que ça vaut vraiment la peine de le lire. J'aurais pu par exemple intituler ce billet «Un ténia nommé Zoé». La grand-mère d'Alexandre s'était fait transplanter un ténia (ver solitaire), extirpé de la nounou (puis maîtresse de divers Jardin) Zouzou, pour pouvoir rester mince tout en mangeant autant qu'elle voulait. Et la grand-mère dit à Alexandre qu'elle aimerait que Zoé lui survive et lui demande de la prendre dans son ventre à lui si elle meurt pendant une opération. Elle lui promet qu'ainsi, il ne sera plus jamais seul... C'est difficile de savoir si on doit tout croire, mais pourquoi essayer de distinguer entre la réalité et la vérité un peu romancée, puisque ces personnages tels qu'ils sont nous font passer un bon moment?

2 commentaires:

Jiji a dit...

Faudrait que je me mette à la lecture de ses romans un jour. Mais là euh j'ai trop d'autres choses à lire (et pour une fois que ce ne sont pas des livres de cours "obligatoires"...)

Petitspetons a dit...

Ça me tente cette histoire. Je me tiens habituellement sainement loin de Jardins - je ne supporte pas la déprime post-lecture de savoir que ce genre de romantisme ne peut être qu'imaginaire.
Mais l(es dessous de l')histoire de famille m'interpellent. À mettre sur la liste de magasinage au prochain passage en terre francophone, merci!